Interview – Entretien avec Arnaud CODEVILLE

Arnaud Codeville

Aujourd’hui, j’avais envie de vous (re)présenter un de mes auteurs indépendants coup de cœur en la personne d‘Arnaud Codeville. Un auteur (dont je vous ai déjà parlé à travers ses livres sur de précédents articles) que j’ai découvert durant l’été 2015 et qui m’a redonné le plaisir de me tourner vers un univers plus fantastique que j’avais délaissé depuis pas mal de temps suite à de nombreuses déceptions.

Pour cette occasion, mon amie Céline s’est jointe à moi, et c’est donc une interview à 3 voix que l’on vous propose histoire de disséquer Arnaud sous toutes les coutures 😉 .

Bienvenue Arnaud, peux-tu te présenter auprès des lecteurs qui ne te connaissent pas encore ?

Salut  Je m’appelle Arnaud CODEVILLE, j’ai 36ans. Je suis marié et père de deux enfants. Je suis informaticien de profession. Je suis également auteur de deux romans de Terreur / Fantastique. La tour de Sélénite paru en juin 2015 et 1974 en avril 2016.

Comment en es-tu arrivé à l’écriture ?

Grâce au jeu de rôles que je pratique depuis l’âge de 17ans. J’ai toujours aimé ça raconter des histoires. En Septembre 2014, je me suis lancé le pari fou d’écrire un livre pour l’anniversaire de mon père. Et presque deux ans plus tard, j’entame mon troisième roman .

La tour de Sélénite, ton premier roman, a une histoire assez singulière, destinée dans un premier temps à ton papa. Un premier roman qui a rencontré un joli succès auprès de tes lecteurs et il y a quelques semaines, tu publiais ton second roman, 1974. Sacrée évolution, comment vis-tu tout cela ?

Je n’arrive pas à y croire. J’ai toujours du mal à me considérer comme auteur ou écrivain. Pour 1974, j’ai vraiment pris le temps. Et je l’ai écrit pour qu’il soit lu (c’est étrange, mais pour moi ce n’était pas la même approche que pour la tour).

Tu es un auteur indépendant. Est-ce un choix pour lequel tu as opté dès le départ ou est-ce que tu as tenté de soumettre tes écrits à une maison d’édition ?

Oui c’est un choix. Je n’ai jamais envoyé un seul manuscrit parce que je n’avais pas envie de perdre du temps. Mais depuis certaines m’ont contacté, mais pour l’instant je préfère rester indépendant.

L’autoédition est un combat de tous les instants. Est-ce que tu as déjà eu des moments de doute au point de tout vouloir arrêter ? Et si oui, qu’est-ce qui t’a donné la force de poursuivre ?

Le problème de l’autoédition, c’est que tu as de tout et n’importe quoi. J’ai vu des romans auto-édités avec des fautes dans le titre… Donc, les gens font des généralités. J’ai même eu quelques accrochages où l’on comparait les indépendants à des parias, (des rebuts de l’écriture). Ils ne se rendent pas compte de toute l’énergie et du temps que ça prends. Moi par exemple, je gère tout tout seul. Couverture, écriture (bah oui, hein ?), marketing, logistique, courir à la poste. Et croyez-moi, ce n’est pas de tout repos.

Je reprends du courage grâce à mes proches mais surtout grâce à mes lecteurs qui me soutiennent.

Écrire est-il un exutoire pour toi ? Qu’est-ce que ça représente pour toi ?

Non, tout va bien dans ma vie  Faire de la musique ouais c’est un défouloir, mais pas écrire. J’adore raconter des trucs, d’ailleurs je mets toujours dix ans à raconter une histoire drôle parce que j’aime donner le ton etc…

Dans tes romans, il est souvent question de paranormal, d’esprits (…). Est-ce un sujet qui t’intéresse particulièrement et pourquoi ce choix ?

Oui, j’ai toujours été fasciné par l’horreur, l’épouvante. J’ai cette fascination pour la peur que je n’explique pas. Je suis moi-même un grand peureux. Je ne descendrais pas dans une cave en pleine nuit. A force de réfléchir à des situations pour mes livres, je me crée des frayeurs. Il m’arrive encore de dormir sous les couvertures tellement que je flippe.  (Mais chut, ne dites rien !)

Tes romans abordent beaucoup de thèmes qui tournent autour de l’horreur, du folklore, de la sorcellerie….Dans le but d’effrayer, mais toi quelles sont tes plus grandes peurs ?

Le diable ! Putain il me fait flipper lui ! Je ne suis pas croyant, mais lui il me fait bien peur.

Et les insectes… Je ne les aime pas et eux non plus. Je me tire en courant en poussant des cris stridents quand j’en vois un sur moi.

Comment procèdes-tu à l’écriture de ton roman (recherches, préparations, structuration..) et est-ce que tu as déjà, dès le départ, la fin en tête ?

Pour la tour, j’avais déjà la fin en tête. C’était un scénario de jeu de rôle que j’ai adapté. Pour 1974, elle s’est construite au fur et à mesure dans ma tête. Je ne prends pas de note (sauf pour les dates et personnages) et ni de schéma. Pour les recherches, oui ça m’arrive, mais je n’y accorde pas trop d’importance. Moi ce qui m’importe c’est l’histoire.

As-tu pris contact avec des policiers pour tout ce qui concerne le fonctionnement d’un commissariat et le déroulement de l’enquête pour coller au plus près de la réalité ?

Oui au commissariat de Valenciennes. Mais pour tout avouer, j’ai juste repris les grandes lignes. Je pense que certains lecteurs flics vont se tirer les cheveux sur certains points (je pense qu’un roman de Norek sera beaucoup plus proche de la réalité que moi). J’aime bien que ça colle à la réalité (oui des fois les voitures peuvent voler) mais finalement je préfère l’interaction des personnages et ce qu’ils vivent.

Quel est le personnage qui te ressemble le plus dans chacun de tes romans et pourquoi ?

En fait, ils me ressemblent tous. Certains personnages sont un aspect de ma personnalité (genre Eric dans la tour, c’est mon côté emmerdeur et je je-m’en-foutiste) quant à Joël dans 1974, c’est plus mon côté sensible.

Tes deux premiers romans sont des romans fantastiques. Aimerais-tu te tourner vers un autre registre ? Si oui, lequel ?

Oui, j’ai déjà une idée, (enfin plusieurs…) Soit un post-apo ou soit de la S-F. J’aimerai faire aussi une romance, mais bien plus tard.

Ayant lu tes deux premiers romans, j’ai noté une certaine évolution. Dans La tour, j’avais ressenti comme une certaine forme de « timidité » à travers ta plume. Comme si tu retenais un peu tes mots. Chose que je n’ai pas du tout retrouvé dans 1974. Au contraire, j’ai ressenti un auteur qui allait au bout de ses idées, avec une certaine confiance. Comment expliques-tu cela ?

Comme j’ai expliqué plus haut, la tour n’était pas destinée à être lue par des milliarrrrdsss de personne  avec 1974, je suis allé au bout des choses.

Si tu avais un conseil à donner à des personnes qui ont envie de se lancer dans l’écriture, quel serait-il ?

Qu’ils foncent ! Surtout terminer le premier jet et avoir cette satisfaction de se dire : « Putain… j’ai fini ! » Écrire d’abord pour soi, éviter les sujets un peu trop personnels et surtout prendre du plaisir.

Quel serait ton plus grand rêve et au contraire ton pire cauchemar ?

Mon pire cauchemar c’est de mourir avant de terminer tout ce que j’ai à faire ici-bas.

Mon plus grand rêve, enfin ce n’est pas un rêve, c’est de vivre grâce à ma plume. Et j’espère y arriver un jour ! Croire en soi, c’est 50% de gagné !

Tu as accès à la Doloreane, à quelle époque te rends-tu et pourquoi ?

Je vais dans les années 60, je monte un groupe de rock et je deviens une star ! C’était l’époque où tout était possible en musique.

Tu as la possibilité de rencontrer un personnage fictif de roman, qui serait-il et pourquoi ?

Harry Potter et ses potes. Je ne sais pas trop, j’aimerai trop vivre ce qu’ils ont vécu. J’aime bien aussi Rick Deckard dans Blade runner. Je trouve qu’il a la classe ce type.

Et l’un des personnages d’un de tes romans ?

Tous ! Pourquoi ne s’en contenter que d’un ? Comme j’aimerai les voir adaptés au ciné, juste pour mettre un visage sur un personnage.

Il y a beaucoup de créativité en toi. Tu touches à beaucoup de choses : musique, jeux de rôles, écriture…Où puises-tu toute cette imagination ?

J’ai toujours été comme ça. Et je suis curieux, j’aime bien découvrir. Quand je fais quelque chose, je le fais à fond sinon ça ne sert à rien.

Tu es quelqu’un avec beaucoup d’humour, en atteste tes « blaguounettes » sur les réseaux sociaux et tes remarques auxquelles on ne s’attend jamais. Pourtant, j’ai l’impression que derrière tout ça se cache quelqu’un assez sensible avec une certaine forme de timidité. Est-ce que je me trompe ?

Timide, non. Enfin si 5min. L’humour est une carapace. Mais au-delà de ça, je suis un type hyper sensible. Mais je n’oublie rien. Et je pardonne difficilement.

Mon père me dit que ça passe avec l’âge. Il n’a pas tord. J’ai moins de patience avec les cons 

As-tu déjà quelques pistes pour ton futur roman ? Et si oui peux-tu nous en toucher deux mots ou classement secret défense;-) ?

Yeah !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! J’ai déjà commencé à l’écrire. Je sais exactement où je vais. Ce sera un croisement entre l’exorciste et Amityville mais à la sauce Codeville (enfin on va essayer !).

On te laisse le mot de la fin Arnaud, tu as carte blanche;-)

Je garde toujours cette partie pour remercier mes lecteurs et tout les gens qui me soutiennent depuis le début. Tous les groupes de lectures sur les réseaux sociaux. C’est un pur bonheur de dialoguer directement avec mes lecteurs et de leur apporter un peu d’heures d’évasion dans mes écrits.

Merci également aux blogs d’être présent et d’aider les indépendants à intégrer les bibliothèques des maisons  Et surtout un grand merci à toi Lilie <3.

Un grand merci à Arnaud de s’être prêté au jeu des questions/réponses et merci à Céline pour sa participation

Les romans d’Arnaud Codeville :

TOUR

Adel Blanchard est un écrivain en perdition. Depuis quelques mois, sa vie ne se résume qu’à éviter les huissiers et à courir après son ex-femme pour voir ses deux enfants. Pour sortir la tête de l’eau, il accepte un poste de professeur de Lettres dans une faculté de Lille. Mais peu à peu, il ne peut s’empêcher de glisser dans la dépression. Un soir, alors qu’il est prêt à commettre l’irréparable, sa voisine de palier intervient miraculeusement et l’en empêche. Il voit en elle l’opportunité de démarrer un nouveau chapitre de sa vie, c’est donc naturellement qu’il participe au projet universitaire qu’elle organise avec un collègue : la restauration d’un phare en Loire-Atlantique.

Malheureusement, il ne se doute pas que ce périple le mènera au cœur de la terreur où il y laissera une partie de son âme…

Chronique ici

1974

À Sebourg, petit village du Nord de la France, c’est l’effervescence. Les pompiers mettent le feu au 16 de la rue Jean Jaurès.
La plupart des habitants se massent pour admirer le spectacle. Tous redoutent la vieille demeure et tous se réjouissent de la voir disparaître à jamais du paysage et pour cause : elle serait hantée…
Parmi la foule de curieux, un homme assiste à l’incendie. Il est sans doute le seul à être aussi fasciné par l’agonie de la bâtisse…
Pour rien au monde, il n’aurait raté ce moment.

Chronique ici

Pour vous procurer les romans d’Arnaud Codeville (dédicacés en faisant la demande auprès de l’auteur) : http://www.arnaudcodeville.fr/

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