Le cri – Nicolas Beuglet

Gros coup de cœur pour une fiction qui rime avec vérité

XO éditions – 494 pages – Sortie septembre 2016

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Le cri – N. Beuglet

Absente des réseaux depuis ce début de rentrée (avec peu de temps pour lire), me voici de retour. J’ai refermé il y a quelques jours Le cri de Nicolas Beuglet. Un thriller qui se révèle être un gros coup de cœur et qui m’a offert tout ce que j’aime et ce que j’attends dans ce style littéraire. 

« La science n’est ni bonne ni mauvaise. Tout dépend de la façon dont on s’en sert. » Tim Burton. Citation  qui en quelques mots résume très bien l’histoire de ce thriller, à l’intrigue implacable, signé Nicolas Beuglet

Tout commence à Oslo.  Par une nuit glaciale, l’inspectrice Sarah Geringën est appelée à se rendre d’urgence à l’hôpital psychiatrique de Gaustad. Le cadavre d’un patient vient d’y être découvert dans sa cellule. D’après le personnel, l’homme aurait voulu s’étrangler lui-même, victime d’une crise et aurait fini par décéder d’une crise cardiaque. En apparence, une mort somme toute naturelle. 

Sauf que dès les premières investigations, plusieurs questions se soulèvent. Tout d’abord la victime, que tout le monde appelle ici patient 488, en raison de la cicatrice gravée sur son front formant ces chiffres. Qui est cet homme arrivé sans identité il y a plus de 30 ans à l’hôpital ? D’où provient cette cicatrice et quelle en est sa signification ? Que veulent dire la multitude de tous ces dessins indéchiffrables retrouvés sur les murs de sa cellule ? Pourquoi le personnel semble si hésitant à l’évocation de cet homme et gêné par la présence des enquêteurs ? 

Sarah en est certaine, cette enquête n’est pas aussi simple qu’elle en a l’air et la suite des événements va lui donner raison. 

Pour remonter la trace du patient 488 et percer son mystère, l’enquêtrice va se retrouver propulsée au cœur d’une enquête ahurissante qui la mènera de Paris à Londres, jusqu’à l’île de L’Ascension, en passant par les mines du Minnesota jusqu’à Nice. 

Une implacable course contre la montre qui mettra sur son chemin Christopher Clarence, journaliste d’investigation, qui va se retrouver bien malgré lui mêler au plus près de cette histoire. De recherches en découvertes et en exhumant des dossiers de la CIA, nos deux protagonistes vont mettre à jour une vérité terrifiante sur un sujet très sensible, la vie après la mort,  les entraînant toujours plus loin dans une affaire qui les dépasse totalement. 

Ce roman faisait partie d’une de mes plus grosses attentes en cette rentrée littéraire. Repéré sur le site internet la Fnac dans la catégorie « à paraître » il y a de nombreuses semaines, j’avais été fortement attiré par cette couverture que je trouve juste sublime et par un résumé très accrocheur, qui m’avait mis l’eau à la bouche. J’ai donc noté sa date de sortie et me suis précipité chez mon libraire dès le jour J pour en entamer ma lecture.

Hé hé, en voilà un bon feeling, un thriller basé sur une fiction et enquête ahurissante tout en s’ancrant sur une vérité bien réelle qui fait froid dans le dos. J’adore ! S’évader tout en apprenant des choses…

Pour les personnes qui me connaissent un peu, vous savez que j’ai très souvent du mal avec les romans dont l’intrigue est trèssssss longue à se mettre en place. Avec Le cri, c’est tout le contraire. Dès les premières pages,  je me suis retrouvée  propulsé au cœur d’une intrigue on ne peut plus addictive, à la thématique saisissante et….effrayante !! Personnellement, j’adore les thrillers qui mélangent enquête et sciences et qui surtout, s’ancrent dans une vérité profonde. L’impact n’en est que plus fort !

Pour ce second roman, Nicolas Beuglet fait de ce thriller une véritable réussite, qui s’apparente pour moi à une très belle découverte et à un auteur que je vais suivre de très près. 

Très immersif et extrêmement bien documenté, Le cri fait partie de ces livres qui, une fois la première page tournée, deviennent impossible à relâcher. Il faut dire que le contexte et les descriptions servent particulièrement bien à faire de ce roman ce qu’on appelle un véritable page-turner. Partant d’un crime commis à l’hôpital psychiatrique de Gaustad, endroit au passé et à la réputation sulfureuse, l’auteur va tisser sa toile autour d’un fait historique : le projet MK Ultra conduit par la CIA dans les années 50/70 et qui consistait à prendre le contrôle de l’esprit humain à travers diverses expériences scientifiques occultes (volontairement je ne vous en dirai pas plus sur le sujet pour ne pas déflorer une partie de l’intrigue, mais je vous invite à aller faire quelques recherches sur le net après lecture comme le suggère l’auteur à la fin du livre, la stupéfaction n’en sera que plus grande). Forcément, nos deux protagonistes, vont se retrouver dans une enquête qui les dépasse totalement. Vous vous doutez bien que mettre son nez dans les affaires de la CIA et déterrer des secrets qui n’auraient jamais dû ressurgir n’est pas sans conséquence. Dès lors, c’est une véritable chasse à l’homme (au secret) qui se met en place. Entre phases d’actions chocs et tortures psychologiques, nos deux héros vont devoir se surpasser pour apporter un point final à une enquête qui n’a pas fini de les surprendre.

Porté par une plume entrainante et par des personnages bien travaillés, chacun bien campés sans son rôle, chapitres après chapitres, paragraphes après paragraphes, Nicolas Beuglet déroule son histoire (de dingue) dans un timing parfait. L’auteur est scénariste et cela se ressent. De révélations  en rebondissements, servis par un découpage savamment millimétré, Nicolas Beuglet entretient à la perfection un rythme effréné et une tension omniprésente, qui ne faiblit à aucun moment.  Rien n’est laissé au hasard, chaque élément est maîtrisé de bout en bout. À aucun moment la part scientifique ne l’emporte à défaut de l’enquête par exemple (qu’attend forcément chaque lecteur du genre), et qui pourrait apporter une certaine « lourdeur » et vice-versa.

Non, Nicolas Beuglet reste maître de son intrigue et nous offre tous les ingrédients d’un excellent thriller qui sait tenir son lecteur en haleine et que nous, amateurs du genre, prenons un réel plaisir à lire.

Un thriller, dont à la lecture, je n’ai pu m’empêcher de penser  à un certain Thilliez (même si je ne suis pas très fan des comparaisons) qui associe souvent enquête et sciences. N’en voyez pas là une remarque « négative », bien au contraire, venant de moi, c’est plutôt un sacré compliment.

Avec Le cri, Nicolas Beuglet signe un thriller ahurissant qui n’a rien à envier à ses pairs. Décidément, nos auteurs français savent taper fort et excellent dans leurs genres. Un thriller que je vous invite, bien évidemment à découvrir ! !

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13 réflexions sur “Le cri – Nicolas Beuglet

  1. Super chronique! J’ai terriblement envie de le lire maintenant, c’est malin ^^. J’apprécie beaucoup lorsque science et faits réels s’imbriquent dans le thriller, tout comme toi, et j’ai d’autant plus hâte de lire celui-ci. Merci pour la découverte

    Aimé par 1 personne

    1. Ah bah oui direct il m’a fait penser à lui ( pour le fan que je suis ) l’approche est assez similaire et pour un second roman titiller Thilliez il faut le faire quand même chapeau ! Merci Sonia 😊

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